La création du Bureau du commissaire aux langues autochtones (le Commissariat) est un élément important de la mise en œuvre de la Loi sur les langues autochtones.
Le commissaire et les trois directeurs du Commissariat sont entrés en fonction le 12 juillet 2021. Le commissaire et chaque directeur, qui constituent collectivement le corps dirigeant du Commissariat et en assurent la surveillance opérationnelle et stratégique, ont été nommés par le Canada pour un mandat de cinq ans.
La Loi sur les langues autochtones (la Loi) a créé le Commissariat en tant qu’organisme indépendant dont l’objectif principal est de contribuer à la promotion des langues autochtones et de soutenir les efforts des peuples autochtones pour se réapproprier, revitaliser, renforcer et préserver leurs langues.
La Loi et la création du Commissariat sont le fruit de décennies de plaidoyer et de recherche sur les langues autochtones.
Les résultats des nombreuses études et analyses menées au cours des 30 dernières années abondent dans le sens des affirmations de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) selon lesquelles aucune langue autochtone au Canada n’est considérée comme stable et que toutes sont menacées à divers degrés. Voici quelques-uns de ces travaux :
Le Commissariat a été créé par la Loi sur les langues autochtones, laquelle a reçu la sanction royale en 2019.
Le commissaire et les trois directeurs des langues autochtones sont entrés en fonction en juillet 2021.
Le Commissariat est un organisme indépendant des gouvernements et des organisations politiques et autres.
Depuis juillet 2021, le Commissariat dispose d’un conseil d’administration composé du commissaire et des trois directeurs. Le conseil d’administration assure la gouvernance et la direction stratégique de l’organisation. Il établit et contrôle les politiques stratégiques qui guident la gestion globale du Commissariat en vue d’atteindre ses objectifs.
En tant que premier commissaire et directeurs, le conseil d’administration a été chargé de créer le Commissariat à partir de rien. C’est ce travail détaillé qui constitue le fondement d’un commissariat fort, indépendant et durable.
Comme le stipule la Loi sur les langues autochtones, le mandat du Commissariat est le suivant :
Il est urgent de se réapproprier, de revitaliser, de renforcer et de préserver les langues autochtones.
Les études menées par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) confirment que toutes les langues autochtones du Canada sont vulnérables. Le statut des trois quarts de ces langues va de « menacée » à « en situation critique ».
Investir dans la réappropriation, la revitalisation, le renforcement et la préservation des langues autochtones permettra de stopper et d’inverser l’érosion des langues qui s’est déjà produite.
Les langues autochtones sont fondamentales pour les identités, les cultures, la spiritualité, les relations avec la terre, les visions du monde et l’autodétermination des peuples autochtones. Par conséquent, les efforts visant à protéger la vitalité des langues autochtones contribuent à l’enrichissement du savoir autochtone ainsi qu’à la prévention de la perte de la diversité culturelle, de la biodiversité et de la spiritualité.
Les peuples autochtones sont les mieux placés pour jouer un rôle de premier plan dans la réappropriation, la revitalisation, la préservation et le renforcement des langues autochtones, avec le soutien d’autres acteurs, dont le Bureau du commissaire aux langues autochtones.
Les travaux du Commissariat montreront, entre autres, comment les langues autochtones ont contribué et continuent de contribuer à la force, à la diversité et à la richesse du patrimoine linguistique et culturel du Canada dans son ensemble.
La Loi sur les langues autochtones précise que les droits reconnus et affirmés par l’article 35 de la Loi constitutionnelle incluent les droits liés aux langues autochtones.
Cette loi est le premier texte législatif au Canada à clarifier la signification des droits autochtones reconnus et affirmés dans la Constitution. Elle identifie les langues autochtones comme l’un de ces droits et fournit une base légale pour exercer ces droits.
La Loi établit le Commissariat comme faisant partie d’un cadre habilitant qui vise à aider les peuples autochtones à se réapproprier, revitaliser, renforcer et préserver leurs langues.
La Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) énonce les droits des peuples autochtones à leurs langues. L’article 13 stipule que :
Les Nations Unies ont adopté la DNUDPA le 13 septembre 2007. Le Canada a appuyé la DNUDPA en 2016.
En 2016, l’honorable Carolyn Bennett (alors ministre des Affaires autochtones et du Nord) a notamment annoncé que « le Canada appuie maintenant pleinement, et sans réserve, la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones ». Dans cette annonce, la ministre a affirmé ce qui suit : «l’engagement du gouvernement du Canada à adopter et à mettre en œuvre la déclaration conformément à la Constitution canadienne.»
In December 2020, the Government of Canada introduced legislation to implement the Declaration. On June 21, 2021, Bill C-15, the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples Act received Royal Assent.
Section 35 of the Constitution Act, 1982 explicitly recognizes and affirms the existing Aboriginal and treaty rights of the Indigenous peoples of Canada.
The Indigenous Languages Act recognizes that the rights of Indigenous peoples recognized and affirmed by section 35 of the Constitution Act, 1982 include rights related to Indigenous languages.
La loi sur les langues autochtones ne suffira pas à nous rendre nos langues. C'est ce que les dirigeants et les peuples autochtones, ainsi que le Canada, feront de cette loi qui apportera un changement transformateur par le biais de nos langues - en revenant à nous-mêmes et en donnant une voix à nos valeurs, à nos traditions et à nos lois sur le territoire.
La Constitution reconnaît que les droits ancestraux et issus de traités existent et ont toujours existé. Elle ne crée pas de droits et ne définit pas non plus ce que sont ces droits ancestraux et issus de traités. Notre combat pour nos droits linguistiques est terminé.
Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones :
L'article 13 de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones stipule que les peuples autochtones ont le droit de revitaliser, d'utiliser, de développer et de transmettre aux générations futures leurs langues, leurs traditions orales, leurs systèmes d'écriture et leurs littératures.
Les articles 14 et 16 énoncent le droit des peuples autochtones à établir leurs systèmes éducatifs et leurs médias dans leur propre langue et à avoir accès à une éducation dans leur propre langue.
La Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant est le traité fondamental sur les droits de l'homme le plus largement et le plus rapidement ratifié de l'histoire.
Autre législation pertinente :
Pour plus d'informations : Innovation et recherche - Commissariat aux langues autochtones (commissionforindigenouslanguages.ca)
Oui. L’élaboration conjointe et l’entrée en vigueur ultérieure de la Loi sur les langues autochtones répondent à trois appels à l’action, soit les appels nos 13, 14 et 15 :
13. Nous demandons au gouvernement fédéral de reconnaître que les droits des Autochtones comprennent les droits linguistiques autochtones.
14. Nous demandons au gouvernement fédéral de promulguer une loi sur les langues autochtones qui intègre les principes suivants :
i. les langues autochtones représentent une composante fondamentale et valorisée de la culture et de la société canadiennes, et il y a urgence de les préserver;
ii. les droits linguistiques autochtones sont renforcés par les traités;
iii. le gouvernement fédéral a la responsabilité de fournir des fonds suffisants pour la revitalisation et la préservation des langues autochtones;
iv. ce sont les peuples et les communautés autochtones qui sont les mieux à même de gérer la préservation, la revitalisation et le renforcement des langues et des cultures autochtones;
v. le financement accordé pour les besoins des initiatives liées aux langues autochtones doit refléter la diversité de ces langues.
15. Nous demandons au gouvernement fédéral de nommer, à la suite de consultations avec les groupes autochtones, un commissaire aux langues autochtones Plus précisément, nous demandons que ce commissaire soit chargé de contribuer à la promotion des langues autochtones et de présenter des comptes rendus sur l’efficacité du financement fédéral destiné aux initiatives liées aux langues autochtones.
La création du Commissariat en vertu de la Loi répond directement à l’Appel à l’action no 15.
La mission du Commissariat est la suivante :
Le Commissariat promeut et défend toutes les langues autochtones au Canada et soutient les peuples autochtones dans la réappropriation, la revitalisation, le renforcement et la préservation de leurs langues afin qu’aucune langue ne soit laissée pour compte.
Le Commissariat s’engage à soutenir la réappropriation, la revitalisation, le renforcement et la préservation de toutes les langues autochtones.
Les directeurs ont été nommés, entre autres, pour leur capacité à représenter les intérêts des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
La Loi sur les langues autochtones prévoit qu’avant de recommander la nomination d’un commissaire et de directeurs, le ministre du Patrimoine canadien doit consulter divers gouvernements autochtones et autres corps dirigeants ainsi que diverses organisations autochtones. La Loi exige en outre que le ministre sollicite des commentaires pour s’assurer que les administrateurs ont la capacité de représenter les intérêts des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Le Canada a décrit comme suit son processus de nomination du commissaire et des directeurs :
“Le processus de nominations du gouverneur en conseil comprend l’établissement d’un comité de sélection chargé d’évaluer et d’identifier les candidats hautement qualifiés. Un comité de sélection modifié a été établi et comprenait des représentants des Premières Nations, des Inuits et des Métis afin de refléter la nature, la portée et le rôle unique du Bureau, du commissaire et des directeurs. Cela a permis de s’assurer que la sélection du commissaire et des directeurs soit directement influencée par les perspectives autochtones.”
La nomination du premier commissaire et des trois directeurs du Bureau du commissaire aux langues autochtones entre en vigueur le 12 juillet 2021. Le commissaire actuel et chaque directeur ont été nommés par le Canada pour un mandat de cinq ans.
Le Commissariat est dirigé par un commissaire à temps plein et trois directeurs des langues autochtones à temps plein nommés par le Canada.
Le commissaire est également le directeur général et assure le contrôle et la gestion du Commissariat et de toutes les questions qui s’y rapportent.
Le financement du Commissariat est assuré par le gouvernement du Canada par l’intermédiaire du ministère du Patrimoine canadien.
Pour ses activités, le Bureau du commissaire aux langues autochtones reçoit des fonds allant jusqu’à 6,6 millions de dollars par an.
Oui. Le Commissariat est un organisme indépendant des gouvernements et des organisations politiques et autres. Dans la Loi sur les langues autochtones, le paragraphe 12(2) stipule que :
Le Bureau n’est ni mandataire de l’État ni une entité régie par la Loi sur la gestion des finances publiques; son commissaire, ses directeurs et ses employés ne font pas partie de l’administration publique fédérale.
Le Commissariat a pour mandat d’entreprendre certaines activités qui exigent qu’il soit indépendant, objectif dans ses entreprises et libre d’influence dans ses prises de décision. Ces activités incluent, par exemple, son rôle dans la fourniture de services de médiation ou d’autres services culturellement appropriés pour faciliter le règlement de différends et dans l’analyse de l’adéquation du financement fédéral.